Les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) ne sont plus une option dans le paysage entrepreneurial européen. Avec l’entrée en vigueur progressive de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), le reporting extra-financier devient aussi structuré et contrôlé que le reporting financier. Cette transformation réglementaire bouleverse l’écosystème des entreprises, mais elle concerne tout particulièrement les cabinets d’experts-comptables et les commissaires aux comptes.
La CSRD impose non seulement des standards précis de reporting via les ESRS (European Sustainability Reporting Standards), mais elle exige également une assurance externe des informations extra-financières. Cette obligation crée un double mouvement : d’une part, les cabinets doivent accompagner leurs clients dans cette mise en conformité ; d’autre part, ils doivent eux-mêmes intégrer ces standards dans leur propre organisation.
1. Pourquoi l’ESG concerne aussi les cabinets comptables et CAC
Pourtant, loin d’être une simple contrainte administrative, l’ESG représente un levier concret de performance, d’attractivité et de différenciation stratégique. Pour Fletchr, l’enjeu est clair : aider les cabinets à transformer cette obligation réglementaire en opportunité de création de valeur, tant pour leurs clients que pour leur propre développement.
A. Une obligation qui dépasse les grandes entreprises
Si la CSRD cible initialement les grandes entreprises (plus de 1000 salariés, 450 M€ de chiffre d’affaires), son effet domino s’étend bien au-delà de ce périmètre. Toute la chaîne de valeur est concernée : les PME fournisseurs devront transmettre des données ESG à leurs clients assujettis, les filiales de groupes devront reporter selon les mêmes standards, et les investisseurs exigeront des informations extra-financières même des entreprises non soumises.
Pour les cabinets comptables et les commissaires aux comptes, cette évolution signifie que l’ensemble de leur portefeuille client sera, directement ou indirectement, impacté par l’ESG. Les questions ne porteront plus seulement sur les comptes annuels, mais aussi sur les émissions de CO₂, la parité hommes-femmes, les politiques de formation ou encore la gestion des risques climatiques. Ne pas anticiper cette mutation, c’est prendre le risque de perdre en pertinence face à des clients en quête d’accompagnement structuré.
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B. Le rôle naturel des experts-comptables et CAC dans la structuration de l’information
Les experts-comptables et commissaires aux comptes se trouvent au cœur des processus de collecte, traitement et validation des données d’entreprise. Cette position stratégique en fait des acteurs naturels de l’ESG. Leur maîtrise des contrôles internes, leur rigueur méthodologique et leur culture de la traçabilité sont des atouts précieux pour structurer le reporting extra-financier.
L’ESG nécessite une approche similaire à celle du reporting financier : identification des indicateurs pertinents, mise en place de processus de collecte fiables, documentation des sources, vérification de la cohérence des données et production de rapports conformes aux standards. Les cabinets possèdent déjà ces compétences. L’enjeu n’est donc pas de tout réinventer, mais d’adapter leur savoir-faire aux spécificités du reporting ESG (double matérialité, normes ESRS, etc.).
De plus, la CSRD impose une assurance externe des informations extra-financières, d’abord sous forme d’assurance limitée, puis raisonnable. Ce nouveau marché de l’audit extra-financier s’ouvre naturellement aux commissaires aux comptes, qui disposent déjà des méthodologies d’audit, de la déontologie et de la légitimité nécessaires pour intervenir sur ce terrain.
C. L’évolution de la profession vers l’expertise ESG
L’audit extra-financier ne relève plus de la simple conformité : c’est une compétence stratégique qui redéfinit le périmètre d’intervention des cabinets. Les commissaires aux comptes qui développent cette expertise se positionnent comme des conseillers de confiance, capables d’accompagner leurs clients bien au-delà de la certification des comptes.
Cette montée en compétence passe par plusieurs leviers : formation aux standards ESRS, maîtrise des méthodologies d’analyse de double matérialité, compréhension des enjeux sectoriels spécifiques (risques climatiques dans l’immobilier, conditions de travail dans l’industrie, éthique dans le numérique, etc.), et acquisition d’outils technologiques adaptés pour automatiser la collecte et le contrôle des données ESG.
Les cabinets qui investissent dès maintenant dans cette transformation se donnent un avantage concurrentiel décisif. Ils peuvent proposer à leurs clients une offre intégrée – conseil ESG, accompagnement à la mise en conformité CSRD, audit extra-financier – et devenir des partenaires stratégiques sur des sujets à forte valeur ajoutée.
2. La dimension sociale de l’ESG : pas seulement une case à cocher
Le « S » de l’ESG – la dimension sociale – englobe un vaste ensemble de critères : conditions de travail, santé et sécurité, diversité et inclusion, formation, droits humains, relations avec les communautés locales, etc. Longtemps perçus comme des éléments « soft » difficiles à mesurer, ces critères deviennent aujourd’hui des indicateurs concrets, chiffrés et vérifiables dans le cadre de la CSRD.
Les ESRS imposent des obligations de reporting précises sur des sujets comme le taux de turnover, l’égalité salariale, les heures de formation par employé, les accidents du travail, ou encore les politiques de lutte contre les discriminations. Ces données, autrefois facultatives ou déclaratives, devront être collectées, documentées et auditées au même titre que les données financières.
Pour les cabinets d’expertise comptable et de commissariat aux comptes, cette dimension sociale présente un double enjeu. D’une part, ils doivent aider leurs clients à structurer cette information. D’autre part, ils sont eux-mêmes confrontés à des défis RH majeurs : turnover élevé, difficultés de recrutement, fidélisation des talents, attractivité de la profession auprès des jeunes diplômés.
Intégrer l’ESG dans sa propre organisation n’est donc pas qu’une question de conformité : c’est un levier d’amélioration concrète des pratiques RH. Un cabinet qui mesure son turnover, analyse les causes de départ, investit dans la formation continue, développe des parcours de carrière clairs et promeut la diversité améliore non seulement sa performance sociale, mais aussi son attractivité et sa capacité à retenir ses collaborateurs. Cette démarche interne devient également un argument de crédibilité vis-à-vis des clients : comment conseiller sur l’ESG si l’on ne l’applique pas soi-même ?
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3. CSRD et audit ESG : enjeux pratiques pour les cabinets
A. Collecte et traçabilité des données
Le premier défi du reporting ESG réside dans la collecte des données. Contrairement aux données financières, souvent centralisées dans un système comptable unique, les données ESG sont dispersées dans l’entreprise : RH pour les données sociales, achats et production pour l’environnement, juridique pour la gouvernance, etc. Cette dispersion rend la collecte complexe et expose l’entreprise à des risques d’incohérence ou d’erreurs.
Pour structurer cette collecte, les cabinets doivent aider leurs clients à mettre en place des contrôles internes robustes : identification des sources de données, définition des responsables, documentation des méthodologies de calcul, validation croisée des informations, et archivage des justificatifs. Ces contrôles sont essentiels, car l’assurance externe de la CSRD nécessite une piste d’audit claire et vérifiable.
L’utilisation d’outils technologiques dédiés devient indispensable pour automatiser ces processus, centraliser les données et assurer leur traçabilité. Les cabinets qui investissent dans ces solutions – comme Fletchr – peuvent proposer à leurs clients un accompagnement technique de haut niveau tout en gagnant en efficacité opérationnelle.
B. Assurance externe sous CSRD
La CSRD impose une assurance externe des informations extra-financières, d’abord sous forme d’assurance limitée (contrôle de cohérence et de plausibilité), puis, à terme, sous forme d’assurance raisonnable (vérification approfondie similaire à celle des états financiers). Cette obligation crée un nouveau marché pour les commissaires aux comptes, mais elle impose également de nouvelles exigences méthodologiques.
L’audit ESG diffère de l’audit financier sur plusieurs aspects. Il nécessite une compréhension fine des enjeux sectoriels (par exemple, savoir identifier les risques climatiques spécifiques à un secteur d’activité), une maîtrise des méthodologies de calcul des indicateurs ESG (empreinte carbone, taux de diversité, etc.), et une capacité à vérifier des informations qualitatives (politiques, engagements, procédures) en plus des données quantitatives.
Les cabinets qui se positionnent sur ce marché doivent former leurs équipes aux spécificités de l’audit extra-financier et développer des méthodologies adaptées. Ceux qui réussiront cette transformation pourront capter une part importante de ce nouveau marché, en s’appuyant sur la confiance déjà établie avec leurs clients.
C. Outils et compétences : formation, technologie, process
Pour maîtriser les nouveaux standards CSRD, les cabinets doivent investir simultanément dans trois dimensions : la formation, la technologie et les processus.
Sur le plan de la formation, il est indispensable que les équipes comprennent les ESRS (European Sustainability Reporting Standards), la notion de double matérialité (impacts de l’entreprise sur la société et de la société sur l’entreprise), les méthodologies de calcul des indicateurs ESG et les exigences d’assurance externe. Cette montée en compétence peut passer par des formations certifiantes, des modules en ligne, ou des accompagnements par des experts.
Sur le plan technologique, les cabinets doivent s’équiper d’outils capables de centraliser la collecte des données ESG, d’automatiser les calculs, de garantir la traçabilité et de générer des rapports conformes aux standards. Ces outils permettent non seulement de gagner du temps, mais aussi de réduire le risque d’erreurs et d’améliorer la qualité du reporting.
Enfin, sur le plan des processus, les cabinets doivent structurer leur offre ESG : définir les étapes d’un accompagnement client (diagnostic, mise en conformité, audit), documenter les méthodologies utilisées, établir des grilles de contrôle et créer des modèles de livrables (rapports, tableaux de bord, plans d’action). Cette formalisation est essentielle pour garantir la qualité et la scalabilité de l’offre.
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4. Avantages concurrentiels pour les cabinets qui s’engagent
Les cabinets qui intègrent l’ESG dans leur offre de services ne se contentent pas de répondre à une obligation réglementaire : ils se donnent un avantage concurrentiel majeur sur plusieurs plans.
Premièrement, une offre ESG structurée devient un différenciateur commercial puissant. Dans un marché où de nombreux cabinets proposent des services comptables et d’audit relativement standardisés, la capacité à accompagner ses clients sur les enjeux ESG et CSRD constitue un argument de vente distinctif. Les clients recherchent des partenaires capables de les guider dans cette transformation, et non de simples prestataires de conformité.
Deuxièmement, anticiper l’élargissement progressif de la CSRD aux PME et ETI permet de fidéliser ses clients en leur proposant un accompagnement proactif. Plutôt que d’attendre que la réglementation s’impose à eux, les cabinets peuvent aider leurs clients à se préparer en amont, à structurer leurs données et à développer progressivement leur maturité ESG. Cette posture d’accompagnement stratégique renforce la relation client et réduit le risque de perte au profit de concurrents spécialisés.
Troisièmement, la transformation interne autour de l’ESG devient une preuve de crédibilité. Un cabinet qui mesure son propre impact social et environnemental, qui publie ses indicateurs ESG et qui met en place des actions concrètes (réduction de son empreinte carbone, amélioration de ses pratiques RH, promotion de la diversité) peut légitimement se positionner comme un acteur exemplaire. Cette cohérence entre discours et pratique est un argument puissant auprès des clients, mais aussi des candidats et des collaborateurs.
Enfin, l’ESG nourrit une communication externe forte. Les cabinets peuvent valoriser leur engagement ESG dans leur communication (site web, réseaux sociaux, événements professionnels), se positionner comme experts du sujet, et attirer une clientèle sensible à ces enjeux. Cette visibilité contribue à renforcer la marque employeur et à attirer des profils qualifiés en quête de sens dans leur travail.
5. Étapes concrètes à mettre en œuvre aujourd’hui
Pour les cabinets qui souhaitent s’engager dans la transformation ESG, voici un guide pratique des étapes clés à mettre en œuvre.
Étape 1 : Réaliser un audit interne de maturité ESG
Avant d’accompagner vos clients, évaluez votre propre niveau de maturité ESG. Identifiez vos pratiques actuelles en matière environnementale, sociale et de gouvernance, mesurez vos indicateurs clés (consommation énergétique, turnover, diversité, etc.), et repérez les axes d’amélioration prioritaires. Cet audit vous permettra de comprendre concrètement les défis auxquels vos clients seront confrontés.
Étape 2 : Définir des KPI sociaux mesurables
Structurez votre reporting social en définissant des indicateurs précis et mesurables : taux de turnover, durée moyenne d’ancienneté, nombre d’heures de formation par collaborateur, écart salarial hommes-femmes, taux de promotion interne, etc. Ces KPI doivent être collectés de manière régulière et fiable pour permettre un suivi dans le temps et identifier les tendances.
Étape 3 : Mettre en place des contrôles internes pour assurer la fiabilité de l’information
Comme pour les données financières, les données ESG doivent être fiables et vérifiables. Établissez des processus de contrôle interne : qui collecte les données ? Comment sont-elles validées ? Où sont archivés les justificatifs ? Ces contrôles garantissent la qualité de l’information et facilitent l’assurance externe si votre cabinet est lui-même soumis à la CSRD ou souhaite communiquer de manière crédible sur ses engagements.
Étape 4 : Former les équipes sur ESRS et CSRD
La montée en compétence est essentielle. Formez vos collaborateurs aux standards ESRS, à la méthodologie de double matérialité, aux exigences d’assurance externe et aux spécificités sectorielles. Cette formation peut être progressive : commencez par sensibiliser l’ensemble du cabinet, puis développez une expertise approfondie au sein d’une équipe dédiée qui pourra ensuite former les autres collaborateurs et accompagner les clients.
Étape 5 : Structurer et communiquer votre offre ESG auprès des clients
Une fois votre cabinet formé et équipé, formalisez votre offre de services ESG : diagnostic de maturité, accompagnement à la mise en conformité CSRD, audit extra-financier, conseil stratégique. Communiquez cette offre à vos clients existants et prospects à travers votre site web, vos newsletters, vos réseaux sociaux et vos rendez-vous commerciaux. Positionnez-vous comme un partenaire de confiance capable d’accompagner la transformation ESG de bout en bout.
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Conclusion : L’ESG, une opportunité stratégique pour les cabinets visionnaires
L’ESG n’est plus un sujet périphérique ou un simple exercice de communication. Avec la CSRD, le reporting extra-financier devient aussi structuré, contrôlé et obligatoire que le reporting financier. Cette évolution réglementaire représente un tournant majeur pour les entreprises, mais aussi pour les cabinets d’experts-comptables et de commissaires aux comptes.
Ceux qui s’organisent dès aujourd’hui autour de l’ESG et de la CSRD ne se contentent pas de répondre à une contrainte : ils se positionnent comme des partenaires stratégiques indispensables pour leurs clients. Ils développent de nouvelles compétences, ouvrent de nouveaux marchés et renforcent leur attractivité auprès des talents.
En intégrant l’ESG dans leur propre organisation, les cabinets améliorent également leur performance interne : meilleure fidélisation des collaborateurs, renforcement de la marque employeur, réduction de l’empreinte environnementale, amélioration des pratiques de gouvernance. Cette cohérence entre discours et pratique devient un argument de crédibilité décisif.
L’ESG est à la fois une obligation réglementaire et une opportunité stratégique. Les cabinets qui l’appréhendent comme telle, qui investissent dans la formation, les outils et les processus, et qui structurent une offre de services claire et ambitieuse, seront les leaders de demain. Chez Fletchr, nous accompagnons cette transformation en proposant des solutions technologiques et méthodologiques adaptées aux besoins des cabinets. Ensemble, transformons l’obligation ESG en avantage compétitif.
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